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Le De familia de L.B. Alberti: humanisme ou capitalisme ?

Amiens, Bibliothèque Louis-Aragon

12-13 novembre 2009, 9h30-18h30

Responsable scientifique : Michel Paoli

Organisation : Francesca Belviso

Affiche congrès

Programme Programma

Dans L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme, le grand sociologue Max Weber consacre une longue note de plusieurs pages à tenter de réfuter minutieusement la thèse défendue par son collègue Werner Sombart dans son ouvrage, Le Bourgeois (1913). Sombart y soutient que le capitalisme n’est pas né dans les milieux protestants à la fin du XVIe siècle mais à Florence au début du XVe siècle, et il appuie cette thèse essentiellement sur l’analyse de l’une des œuvres majeures d’Alberti, les Livres de la Famille. Même si c’est l’ouvrage de Weber qui est le plus connu aujourd’hui, il n’en reste pas moins que les idées de Sombart ont été confortées par la redécouverte de nombreux écrits des marchands florentins, qui, comme l’ont reconnu des historiens comme Fernand Braudel ou Jacques Le Goff, ont montré que ce que dit Alberti dans son chef-d’œuvre correspond à une réalité socio-économique qui mérite d’être approfondie. Curieusement, néanmoins, le De familia a été très largement négligé par les chercheurs à l’occasion des quinze colloques et quatre expositions qui ont ponctué la célébration du sixième centenaire d’Alberti, en 2004. Le colloque qu’organise le « Centre d’études sur le Moyen Âge et la Renaissance » (laboratoire TRAME de l’Université de Picardie) les 12 et 13 novembre 2009 se fixe comme ambition d’étudier le texte sous ses différentes facettes. On s’intéressera donc aux liens du De familia avec la vie d’Alberti ou avec sa famille, aux rapports de l’écrivain avec la mémoire familiale ou avec les sources antiques, aux rapprochements possibles avec ses autres œuvres, en latin ou en langue vulgaire, contemporaines ou éloignées dans le temps, à ce qui rapproche ou éloigne l’auteur et son ouvrage de leur environnement humaniste ou d’autres œuvres, modernes ou antiques, sur l’institution fami-liale. D’autres questions comme les idées d’Alberti sur les femmes, sur la religion, etc. ou bien son rapport à la langue seront aussi abordées. Le but du colloque est donc de relancer le travail sur une œuvre essentielle de l’Humanisme et de la Renaissance.

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